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Drama

Le soir où Kin a changé de goût

maviemakiese2@gmail.comBy maviemakiese2@gmail.comaoût 4, 2025Updated:décembre 24, 2025Aucun commentaire9 Mins Read
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On était en pleine saison des pluies, le genre de soirée où la ville devient une bassine et les motos roulent comme des poissons. Moi je suis Nadia, coiffeuse pro depuis quinze ans, je travaille au Marché de la Liberté, vers Masina, là où les clientes viennent avec leurs enfants, leurs commérages, et leurs mèches déjà prêtes dans un sachet. J’ai grandi dans ça, j’ai appris sur le tas, j’ai tressé des têtes de tout Kin : des étudiantes, des mamans, des “belles sœurs”, même des femmes de militaires qui veulent toujours que ça brille. Ce boulot, c’est mon pain.

Ce soir-là, la pluie frappait fort, comme si le ciel avait une dette à régler. La plupart des vendeurs avaient déjà plié. Moi aussi j’étais sur le point de fermer. J’avais déjà recouvert mes têtes de mannequin, rangé les mèches, éteint une partie des ampoules. Il était presque 21h, et je me disais : “Nadia, rentre avant que les avenues se bouchent.”

C’est à ce moment-là qu’elle est entrée.

Une femme. Silencieuse. Trop calme pour une pluie pareille. Elle était magnifique, mais d’une beauté qui met mal à l’aise. Sa peau était pâle, poudrée, comme si on lui avait passé du talc sur tout le corps. Elle portait un grand pagne sombre et un foulard épais, bien serré, couvrant le cou et les bras, comme quelqu’un qui ne veut laisser aucun centimètre de peau respirer.

Je l’ai regardée de haut en bas, et j’ai dit poliment :

— « Madame, on a fermé. »

Je pensais qu’elle allait supplier comme les autres clientes de dernière minute. Mais non. Elle a juste avancé d’un pas, et elle a murmuré :

— « Je te paierai trois fois le prix. »

Le triple. Sa voix était belle… mais creuse. Comme du vent qui passe dans un tuyau.

Puis elle a ajouté, sans trembler :

— « J’ai un mariage demain. S’il te plaît. »

La cupidité, c’est vraiment un mauvais esprit. Moi j’ai entendu “trois fois le prix”, et mon cerveau a arrêté de calculer l’heure, la pluie, le danger de rentrer tard.

Je lui ai montré la chaise.

Et c’est comme ça que j’ai ouvert la porte au malheur.


2) “Micro tresses longues” : le style qui prend ta nuit

Elle a demandé un style lourd : des micro tresses fines, longues, serrées, le genre qu’on appelle “million braids” chez nous, où même tes doigts te demandent pardon.

Je lui ai dit :

— « Madame, ça, c’est un travail de plusieurs heures. Je ne peux pas finir ce soir. »

Elle n’a pas discuté. Elle a juste dit :

— « Commence seulement. Les femmes du mariage finiront. »

Son ton était calme, mais ça sonnait comme un ordre.

Et moi, comme une idiote, j’ai commencé.

J’ai pris le peigne, j’ai séparé la première section… et j’ai senti le premier drapeau rouge. Son cuir chevelu était glacé. Pas frais. Glacé. Comme toucher une bouteille de Coca sortie du congélateur.

J’ai essayé de rire pour chasser le malaise :

— « Vous avez froid, hein… »

Elle n’a pas bougé. Pas un sourire. Pas un battement de cils. Elle fixait seulement le miroir, droit devant.

Et le pire… c’est que le miroir était brumeux. Brumeux comme quand on cuisine le pondu dans une petite pièce. Pourtant ma boutique n’a pas clim, pas de frigo, rien. Juste la chaleur normale de Kin.

Mais devant elle, le verre se couvrait de buée, comme si elle-même envoyait du froid.

Je me suis mise à travailler vite, vite, vite, comme quelqu’un qui veut finir et chasser un mauvais rêve. Mais en passant le peigne dans ses cheveux naturels, j’ai remarqué un truc impossible : ses cheveux n’avaient pas de racines. Ça ne “tenait” pas comme une vraie chevelure. Quand je tirais le peigne, il n’y avait aucune résistance. C’était comme si les cheveux étaient juste posés là. Comme un tissu, comme une perruque vivante.

Et l’odeur… Seigneur.

Ce n’était pas l’odeur de poubelle ou de viande pourrie. Non. Ça sentait le formol et les fleurs fraîches. Le parfum d’une morgue déguisée. Une odeur propre, mais froide, qui te rappelle les funérailles et les bouquets humides.

Mon cœur s’est mis à taper.

Je voulais m’arrêter.

Mais mes mains continuaient.

Et c’est ça qui me faisait peur : comme si mes doigts travaillaient sans moi. Comme si je n’étais plus la patronne de mon propre corps.


3) Le paiement à 23h55, et la demande la plus étrange

J’ai regardé l’heure : 23h55. J’étais à peine à la moitié. Je me disais : “Je vais lui dire de revenir demain.”

Mais avant même que je puisse parler, elle s’est levée brusquement, d’un mouvement sec, comme quelqu’un qui n’a pas de fatigue dans les os.

Elle a dit :

— « Je dois y aller. »

Moi, surprise :

— « Mais madame… le paiement ? »

Elle a ouvert son sac et a sorti un paquet d’argent. Des billets neufs, propres, bien verts, comme sortis de la banque. Elle les a laissés tomber sur ma table.

J’ai vu tout de suite que c’était beaucoup.

Elle a ajouté, sans me regarder :

— « Prends tout. »

Et après, elle a dit une phrase qui m’a glacée plus que son cuir chevelu :

— « Ne garde pas le peigne que tu as utilisé sur moi. Brûle-le. Ne l’utilise sur personne d’autre. »

Brûler le peigne ? Ne jamais l’utiliser sur quelqu’un d’autre ?

Quelle cliente parle comme ça ?

Moi j’étais trop choquée pour répondre. Je l’ai juste regardée sortir.

Elle est partie sous la pluie sans parapluie.

Et le plus étrange : la pluie ne semblait pas la toucher. Comme si elle marchait entre les gouttes. Comme si l’eau avait peur d’elle.

J’ai compté l’argent. C’était l’équivalent de 200 dollars, bien plus que ce que j’aurais demandé pour une tête à moitié faite.

J’ai tremblé de joie.

Je me suis dit : “Nadia, Dieu est avec toi !”

J’ai fermé rapidement et je suis rentrée à la maison, fatiguée mais contente, en me promettant de dormir comme une pierre.


4) Le post Facebook : “Repose en paix” et le visage de ma cliente

Le matin suivant, la pluie avait un peu baissé, mais Kin restait mouillée, lourde. Je partais à la boutique en taxi-bus, en scrollant Facebook comme tout le monde.

Et là, je tombe sur une publication qui tournait beaucoup :

« Repose en paix, Maître Chantal. »

J’ai cliqué par curiosité. La photo s’est affichée.

Mon cœur s’est arrêté.

C’était elle. Le même visage. La même peau pâle. La même beauté qui fait peur.

La légende disait : Maître Chantal est morte dans un accident sur l’avenue, il y a trois jours. Son corps a été retrouvé hier. Elle devait se marier ce week-end.

J’ai lâché mon téléphone. Le receveur du taxi-bus criait sur quelqu’un, mais je n’entendais plus rien. Mes oreilles bourdonnaient.

Je sentais juste mon sang qui se retirait de mes mains.

“Non… ce n’est pas possible… hier soir… c’était elle…”

Je suis descendue avant mon arrêt. J’ai couru jusqu’au Marché de la Liberté, comme une folle.

Je devais revoir l’argent.

Je devais vérifier que tout ça était réel.


5) Le tiroir, l’eau salée, et le doigt

J’ai ouvert ma boutique d’une main tremblante, j’ai foncé vers le tiroir où je gardais l’argent.

Le paquet était là.

Mais ce n’était plus des billets propres.

L’argent était mouillé. Trempé.

Ça coulait, goutte par goutte, avec une eau qui sentait la lagune, l’eau salée, l’eau morte.

Entre les billets, il y avait des algues… et quelque chose d’autre.

Un petit morceau de chair.

Un doigt humain.

Un seul doigt.

J’ai crié comme on crie quand on voit la fin.

J’ai reculé, j’ai failli tomber.

J’ai couru dehors sans fermer, sans réfléchir.

Les gens me regardaient, mais je ne pouvais pas expliquer.

Qui allait croire ça ?

Et puis le pire est venu après. Mes mains.

Depuis ce matin-là, mes doigts ne s’arrêtent pas.

Ils bougent tout seuls.

Ils font les gestes de tressage dans l’air.

Même quand je dors, Sandrine me dit que mes mains travaillent comme si j’avais une tête devant moi.

Je n’arrive plus à tenir une cuillère correctement.

Je n’arrive pas à tenir mon téléphone.

Mes doigts veulent tresser.

Ils veulent finir le style.


6) La montagne de prière, et la phrase qui m’a fait peur

Affolée, je suis partie dans une montagne de prière vers Mont-Ngafula, là où des gens montent quand ils ne comprennent plus la vie.

Un pasteur m’a reçue. Il a prié, il a crié, il a imposé les mains.

Mais mes mains à moi, elles continuaient à tresser l’air.

Comme si la prière ne touchait pas ce qui m’habitait.

Le pasteur m’a regardée longtemps, puis il a dit, très bas :

— « Tu as touché la tête d’une Reine Marine. »

J’ai senti ma gorge se fermer.

Il a continué :

— « Elle attend que tu finisses le travail pour pouvoir se reposer. »

Et il a ajouté, en me fixant droit :

— « Si tu ne finis pas les tresses… elle viendra te prendre la main. »

Moi je ne sais plus quoi croire.

Je sais juste ce que j’ai vu : le miroir brumeux, le cuir chevelu glacé, l’argent devenu eau et algues… et ce doigt dans mon tiroir.

Et mes mains qui ne m’appartiennent plus.


Conclusion

On dit souvent “l’argent ne ment pas”, mais moi j’ai appris que certains billets peuvent venir du mauvais côté du monde. Ce soir-là, j’ai accepté “le triple” et j’ai oublié l’heure, la pluie, et même mon instinct.

Aujourd’hui, je prie, je tremble, et je me demande si je ne suis pas devenue l’outil d’une cliente qui n’était plus de ce monde.


Conseils (brefs)

Ne ferme jamais les yeux sur les signes bizarres juste parce qu’on te promet beaucoup d’argent. Si une cliente te met mal à l’aise, arrête-toi, même si tu perds le contrat. Et surtout, quand ton corps commence à réagir tout seul, cherche de l’aide immédiatement : famille, médecins, et accompagnement spirituel si tu y crois — mais ne reste pas seule avec la peur.

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