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Romantic

La Colaza et l’homme qui refuse d’acheter les gens

maviemakiese2@gmail.comBy maviemakiese2@gmail.comaoût 3, 2025Updated:décembre 24, 2025Aucun commentaire12 Mins Read
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Partie 1 — Ferme Montagne Cassée : le froid de la saison sèche et une femme qu’on appelle “La Colaza”

Ferme Montagne Cassée se tient loin des bruits de Kinshasa, dans les étendues de Maluku, là où la saison sèche sait mordre. À l’aube et au soir, le vent devient méchant, et le froid sec s’accroche aux os comme une main qui rappelle que la vie n’a pas pitié.

Dans ce décor, une femme marche, sac sur l’épaule, deux pots en fer-blanc qui s’entrechoquent à chaque pas comme des cloches fatiguées. Elle s’appelle Marice Kanku, mais on la surnomme La Colaza : grande, presque 1m80, épaules solides, présence qui fait parler ceux qui n’ont rien d’autre à faire.

Elle a vingt-huit ans. Elle est veuve. Sans le sou. Sans soutien. Son mari, Silas, creuse dans une carrière de sable vers Mbankana, puis un jour il tombe et ne remonte jamais. Après l’enterrement, les dettes finissent le travail : les créanciers emportent tout ce qu’ils peuvent, jusqu’à la dernière poule. Marice reste debout dans une pauvreté froide, sous des regards qui pèsent : trop grande pour “faire femme”, trop forte pour “rester à sa place”. Elle ne cherche pas à impressionner. Elle cherche à survivre.


Partie 2 — Un homme seul derrière une porte, fusil en main

Quand Marice arrive devant la propriété de Yasa Rodon, la poussière froide recouvre déjà les enclos. Le silence du domaine ressemble à une rancune ancienne. Le portail grince, la porte s’entrouvre, et l’homme apparaît avec un fusil en main, comme si la confiance est un luxe qu’il ne s’autorise plus.

Barbe sèche, regard gris, visage fermé : il n’a pas l’air d’un riche de la ville. Il a l’air d’un homme qui s’est écarté du monde pour ne plus entendre ses bruits.

Il demande, sans bonjour, sans cérémonie :
— « Vous voulez quoi ? »

Marice avale sa salive. Elle a répété sa phrase pendant la route, mais ici, devant cette arme et ce regard, les mots sortent plus bruts, parce que la faim et la peur ne savent pas faire de poésie :
— « Je ne vaux pas grand-chose, monsieur… mais pour un toit et un peu à manger, je suis prête à tout. Je peux travailler dur. Et… si vous exigez autre chose… je n’ai pas beaucoup de choix. »

Elle le dit d’une voix tenue, comme quelqu’un qui pose sa dignité sur une table et accepte qu’on la juge.


Partie 3 — « Entrez, on va parler comme des gens »

Le silence dure longtemps. Même le vent semble retenir son souffle. Yasa la regarde de haut en bas, mais pas comme un homme pressé. Plutôt comme on examine une bête blessée pour savoir si elle tient encore debout.

Puis, sans baisser son fusil, il ouvre plus grand.
— « Entrez. On va parler comme des gens. »

Cette phrase frappe Marice. “Comme des gens”… On ne lui parle plus ainsi depuis longtemps.

À l’intérieur, ça sent le café trop chauffé et la solitude ancienne. Yasa pose devant elle une assiette simple : haricots, un morceau de viande, du pain. Il reste à distance, près du feu, comme s’il dresse une barrière invisible entre eux.

— « Mangez. Vous dormez dans la pièce du fond. Demain, si vous voulez partir, vous partez. Si vous voulez rester, vous travaillez. »
Il marque une pause, puis ajoute, ferme :
— « Je n’achète personne. Et si un jour vous me donnez quelque chose, ce sera parce que vous le voulez. Pas parce que vous le devez. »

Marice sent ses yeux piquer. Elle mange sans pleurer, parce que pleurer a longtemps été un luxe dangereux.


Partie 4 — Une nuit sans porte qui s’ouvre

Quand elle a fini, Yasa désigne une porte.
— « Il y a une couverture propre. Personne ne va vous déranger. »

Marice s’allonge entièrement habillée. Elle connaît trop bien le monde pour croire aux miracles. Dans sa tête, elle attend le bruit d’une poignée, la porte qui s’ouvre, le prix qu’on vient réclamer.

Mais cette nuit-là, rien ne bouge.

Ce calme ne la rassure pas tout de suite : il la dérange presque, comme si son corps ne reconnaît plus la sécurité. À l’aube, elle se lève avant le soleil et sort travailler, sans qu’on le lui ordonne, comme si sa reconnaissance doit passer par la sueur.


Partie 5 — Travailler comme un homme, être payée comme un homme

Marice pelle le fumier, nettoie les coins sales, remet de l’ordre. Puis elle fend du bois avec une hache lourde, geste sûr, souffle régulier. Yasa l’observe sans commentaire inutile.

Il demande :
— « Vous savez manipuler le bétail ? »
Elle répond, sans fanfaronnade :
— « J’en sais plus que beaucoup d’hommes qui s’en vantent. »

Yasa hoche la tête, comme si la question est réglée.
— « Alors vous êtes un partenaire, pas un serviteur. Je vous paie comme un cowboy. Cent cinquante dollars par mois, plus la nourriture. »

Dans la tête de Marice, ce n’est pas seulement une somme. C’est une reconnaissance. Personne ne l’a jamais payée “comme un homme”. Quelque chose se fissure en elle : la douleur de tout ce qu’on lui a volé… et le soulagement d’être enfin vue pour sa force, pas pour sa honte.


Partie 6 — Les mois de travail : du respect au lieu du commerce

Les mois passent, remplis de travail. Ils réparent le poulailler renversé par le vent, renforcent les clôtures, remplacent des poteaux, creusent dans une terre dure qui refuse les plans.

Yasa parle peu. Mais quand il parle, c’est souvent pour des phrases simples qui surprennent :
— « Votre dos vous fait mal ? Laissez-moi prendre. »
Ou, presque gêné, quand Marice soulève une charge que deux hommes éviteraient :
— « Vous n’êtes pas trop grande… Vous êtes forte comme vous devez l’être. »

Et surtout, Yasa ne la touche jamais. Aucun geste ambigu, aucun regard sale. Marice attend toujours que la bonté se transforme en facture. Mais les jours s’empilent, et rien ne bascule. Petit à petit, elle respire autrement.


Partie 7 — Une nuit froide, trois veaux perdus, et une bouteille qui parle

Une nuit de saison sèche, ils perdent trois veaux à cause du froid. Yasa boit pour la première fois depuis longtemps. Marice le trouve sur le perron, regard perdu vers la lune, bouteille à la main. Il ne joue pas au dur. Il a juste l’air fatigué d’être seul depuis trop longtemps.

Sans qu’elle pose une question, il lâche :
— « Ma femme s’appelait Sara. »
Il avale sa salive, puis continue :
— « La fièvre l’a emportée… elle et notre petit Thomas. Depuis, je me jure de ne pas devenir un salaud, même si le monde me donne des raisons. »

Marice s’assoit à côté de lui. La douleur ouvre parfois une place sans invitation.


Partie 8 — Marice avoue : un mari violent, une ville qui se réjouit de son malheur

Marice regarde ses mains marquées par le travail. Sa voix reste calme, presque trop calme :
— « Mon mari me frappait quand il ne ramenait pas d’argent. Il disait que j’étais sa malchance. Quand il est mort, les gens ont dit que c’était mieux… parce qu’une femme comme moi ne mérite pas un mari, juste des fardeaux. »

Elle ne pleure pas. Elle raconte comme on raconte quelque chose qu’on a trop porté.

Yasa se tait longtemps. Puis il lui tend la bouteille, pas pour la saouler, mais comme un symbole :
— « Alors on est deux à être morts dedans… Mais même les morts peuvent se réchauffer au feu, non ? »

Ils boivent à petites gorgées. Et cette nuit-là, la ferme cesse d’être seulement un lieu de travail : elle devient un refuge.


Partie 9 — Quand la pluie revient : apprendre à lire, apprendre à se relever

Quand la saison change et que la pluie reverdit les alentours, la ferme respire. Les bêtes reprennent du poids, les champs retrouvent leur couleur, et Marice découvre une faim différente : pas celle du ventre, celle de la tête.

Un soir, elle trouve un vieux catéchisme et une Bible dans une armoire. Elle demande, presque honteuse :
— « Vous pouvez me les prêter ? Je veux apprendre. »

Yasa ne rit pas.
— « On va y aller doucement. »

Le soir, près du feu, Marice lit à voix haute, trébuche sur les mots. Yasa corrige sans humiliations. À chaque phrase terminée, Marice se sent plus grande encore — mais d’une grandeur qui relève, pas qui écrase.


Partie 10 — Le jardin, une question simple, et un baiser demandé comme une permission

Un après-midi, en plantant du maïs, Yasa s’arrête et la regarde. Marice porte une chemise à lui, parce que les siennes ne contiennent plus ses épaules. Le soleil dessine ses bras solides et des cicatrices qu’elle cache mal.

Yasa murmure :
— « Marice… tu crois qu’un homme mort dedans peut sentir quelque chose à nouveau ? »

Elle essuie la sueur.
— « Je crois qu’une femme qui s’est sentie comme une bête peut redevenir une personne. Alors oui… je crois que l’autre aussi peut exister. »

Yasa s’approche lentement, comme on approche une personne qui a appris la peur. Ses doigts tremblent quand il touche sa joue.
— « Est-ce que je peux t’embrasser… sans que tu penses que je te fais payer quelque chose ? »

Marice inspire. Puis elle répond, simplement :
— « Oui. Parce que je le veux aussi. »

Le baiser est maladroit, long, avec un goût de terre et d’espoir.


Partie 11 — La nuit où ils se choisissent sans dette

Ils n’ont pas de mode d’emploi. Ils ont deux histoires pleines de blessures, et l’envie d’arrêter de survivre chacun dans son coin. Cette nuit-là, la porte reste entrouverte, comme un signe : rien n’est volé, rien n’est caché.

Ils se rapprochent avec douceur et prudence, sans brutalité, sans devoir. Le contact n’est pas une dette : il devient un soin. Marice pleure quand Yasa embrasse les marques sur son dos, non par pitié, mais par respect.

Il lui souffle, comme une prière :
— « Tu es belle. Tu n’appartiens à personne. Tu es toi. »

Et Marice comprend : elle n’arrive pas ici pour vendre son corps. Elle arrive ici pour retrouver sa place d’être humain.


Partie 12 — Une ferme qui renaît, une proposition qui remet l’honneur au centre

Les mois suivants, la ferme change comme si la vie décide de leur donner une seconde chance. Ils construisent une petite serre avec des vitres récupérées à Kin, bien négociées, transportées avec soin. Les poules pondent mieux, les bêtes engraissent, et même le vieux chien boiteux remue la queue quand Marice apparaît.

La maison n’a plus cette odeur de solitude : elle sent le travail et la paix.


Partie 13 — Mariage à la Mission Saint-Albin, et la revanche silencieuse de “La Colaza”

Au coucher du soleil, Yasa conduit Marice vers la serre. Des roses sauvages commencent à éclore. Marice s’agenouille dans la terre, mains noircies, sourire discret.

Yasa se place devant elle :
— « Marice Kanku… veuve de personne, maîtresse de toi-même… est-ce que tu veux m’épouser ? Pas parce que tu as besoin d’un toit, ni parce que j’ai besoin d’une femme, mais parce que tu m’as appris qu’on peut encore aimer proprement. »

Marice coupe son souffle, puis le serre si fort qu’il vacille. Entre larmes et rire nerveux :
— « Oui. Mais je veux qu’on fasse ça avec honneur. Et je veux participer avec mon premier salaire complet… parce que je ne suis plus une femme qu’on récupère. Je suis une femme qui choisit. »

Ils se marient à la Mission Saint-Albin, du côté de Mongata, un matin clair. Le prêtre refuse d’exiger de l’argent en plus : il dit qu’il voit rarement deux personnes se regarder comme des humains, pas comme des outils. La fête se fait à la ferme. Même ceux qui se moquent autrefois de Marice viennent manger et chanter.

Marice porte une robe blanche qu’elle coud elle-même. Elle n’est pas parfaite. Elle est fière. Et quand elle danse sous les étoiles, plus grande que Yasa, personne n’ose rire. Parce qu’on ne se moque pas d’une femme qui traverse la honte et ressort debout.


Partie 14 — Des années plus tard : trois enfants, une ferme prospère, et une leçon qui reste

Avec le temps, Ferme Montagne Cassée devient l’une des plus solides du coin. Ils ont trois enfants : deux garçons presque aussi grands que leur mère, et une fille aux yeux gris de son père.

On raconte leur histoire comme une légende de Maluku : la femme brisée qui arrive en croyant devoir se vendre, et l’homme “mort dedans” qui ouvre la porte et dit :
— « Entrez. On va parler comme des gens. »

Les nuits où le vent frappe encore, les vieux jurent entendre des rires du côté de la ferme : les rires de deux personnes qui se trouvent au moment exact où elles pensent ne plus mériter d’être trouvées.


Conclusion

Quand la vie casse quelqu’un, la tentation est grande de se rabaisser, de croire qu’on ne vaut que ce que les autres veulent prendre. Mais l’honneur existe encore. Il commence parfois par une phrase juste, un geste propre, un respect qui refuse de transformer la misère en commerce.

Marice ne renaît pas grâce à un sauveur. Elle renaît parce qu’on la traite enfin comme une personne… et parce qu’elle choisit de redevenir quelqu’un, malgré tout.


Conseils à retenir

  • Ne troque pas ta dignité contre l’urgence : même dans la faim, cherche une sortie qui ne t’écrase pas.

  • Le respect se voit dans les détails : un “je n’achète personne” vaut plus qu’une promesse.

  • Une relation saine commence par le consentement et la liberté : rien n’est dû, tout est choisi.

  • La force d’une femme n’est pas une honte : elle devient une bénédiction quand on cesse de la punir.

  • Guérir, c’est aussi apprendre : lire, comprendre, se relever par étapes.

  • Si tu as du pouvoir, même petit : n’utilise pas la misère pour dominer. Aide à relever, pas à posséder.

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